Wir freuen uns auf die Wiedereröffnung!
Ab Fr. 29.05 ist der Kaiserpark wieder geöffnet - siehe Öffnungszeiten

L'histoire des Habsbourgs

L'ancêtre le plus éloigné de la dynastie des Habsbourgs fut un Comte Guntram “le Riche”, dont le nom apparaît pour la première fois dans des documents de l'année 952. Le nom de famille est un dérivatif du nom de leur château originel, la Habichtsburg (Château de l'Autour), construit autour de 1020 dans l'actuel canton d'Aargau au nord de la Suisse. La tradition familiale nous dit que Radbot, Comte d'Altenburg et petit-fils de Guntram, perdit un jour son oiseau de chasse favor, et après de longues recherches, le retrouva par hasard près du sommet du Wülpelsberg, une colline aux bords de la rivière Aare. Tout de suite il se rendit compte de l'importance défensive et stratégique de ce site élevé, avec ses vues panoramiques dans toutes les directions; dès lors il bâtit sa forteresse à cet endroit, aidé par son beau-frère, Wernher I, Évêque de Strasbourg.

merian_habsburg_1642_2Autour de 1100 le nom de Habichtsburg, et de ses détenteurs fut abrégé en nom plus pratique de Habsbourg, nom qui fut employé ensuite durant toute l'histoire de la famille. Ensuite, les Habsbourgs ont perdu leurs dernières terres suisses et le château Habsbourg au début du 15ème siècle, mais depuis longtemps déjà leur centre d'intérêt s'était transféré vers l'est, vers l'Autriche. En 1273 Rodolphe, Comte de Habsbourg, fut élu roi allemand. Cinq ans plus tard, après avoir vaincu Ottokar II, Roi de Bohème, dans la bataille de Dürnkrut en Basse-Autriche le 26 août 1278, il prit les terres autrichiennes sous sa propre domination. A partir de cette date jusqu'en 1918, l'Autriche et ses domaines de la couronne furent gouvernées par les Habsbourgs, un règne dynastique invraisemblable de 640 années par une seule famille.

A l'apogée de leur pouvoir les Habsbourgs régnaient sur presque toute l'Europe continentale (à l'exception de la France et de la Suisse): des Pays-Bas à l'ouest à l'Ukraine à l'est, de la Pologne au nord à l'Italie et aux Balkans dans le sud, avec en outre l'Espagne et le Portugal et leurs immenses empires coloniaux en Afrique, en Amérique latine, dans le Pacifique et en Asie. Cette expansion dans toute l'Europe ne fut pas réalisée uniquement grâce aux victoires de guerre, mais pour la plupart par une politique rusée de mariages dynastiques. En 1521 l'empire mondial des Habsbourgs fut divisé en deux branches: l'empire espagnol et l'empire autrichien.

Pendant près de six siècles et demi de gouvernement des Habsbourgs, la dynastie n'a produit pas moins de 18 empereurs du Saint Empire Romain de la Nation Germanique (de Frédéric III en 1452 à François II en 1806, lorsque l'Empire cessa d'exister) et d'Autriche (de François I en 1804 à Charles I en 1918), en outre d'innombrables rois, princes, ducs, archiducs, comtes et autres gouverneurs de leurs terres impériales lointaines.

Mais comme chaque autre empire dans l'histoire, son zénith marque déjà le point de départ de son déclin. La lignée des Habsbourgs espagnols s'éteignit en 1700. La branche autrichienne continua à régner sur le Saint Empire Romain (fondé par l'Empereur Charlemagne un millénium plus tôt en l'année 800). Pourtant, quand les armées françaises de Napoléon envahissaient l'Europe au début du 19ème siècle, l'Empereur François II déclara la fin du Saint Empire Romain en 1806. En 1804, il s'était déjà déclaré François I, Empereur d'Autriche.

Lorsque son petit-fils, l'archiduc François-Joseph, âgé de 18 ans, devenait Empereur d'Autriche en 1848, l'année des révolutions dans toute l'Europe, l'Autriche des Habsbourgs était toujours une des cinq plus grandes puissances européennes, au deuxième rang après la Russie. Mais voilà que le pouvoir prussien sous son 'chancelier de fer', Otto von Bismarck, expulsa l'Autriche du commandement du monde germanophone après la victoire sur l'armée de l'Autriche du nord à Königgrätz en 1866. En 1871, après une autre victoire militaire, cette fois-ci sur la France, Bismarck proclama le second Empire Germanique sous le gouvernement de la Prusse.

En 1867, après Königgrätz, les Hongrois ont obligé la division de l'empire des Habsbourgs en deux parties une autrichienne et une hongroise, chacune avec un statut identique. François-Joseph régnait maintenant sur la monarchie austro-hongroise en tant qu'Empereur d'Autriche et Roi de Hongrie. Cette situation perdura jusqu'en 1918.

Après le suicide sensationnel du Prince héritier Rodolphe en 1889, le nouvel héritier des trônes austro-hongrois était l'archiduc François-Ferdinand, le neveu de l'Empereur. L'assassinat de François-Ferdinand et de son épouse Sophie à Sarajevo le 28 juin 1914 par des nationalistes serbes mena à la déclaration de guerre austro-hongroise contre la Serbie – signée par François-Joseph à son bureau à la Villa Impériale à Bad Ischl - et résulta par escalade aux hostilités dans la Première Guerre mondiale.

Le dernier monarque Habsbourg fut le jeune archiduc Charles, petit-fils de Charles-Louis, frère de François-Joseph. Charles succéda aux trônes de l'Autriche-Hongrie lorsque François-Joseph décéda le 21 novembre 1916 après un règne de 68 ans. (Toutefois, Charles n'hérita pas de la Villa Impériale à Bad Ischl, qui resta jusqu'à ce jour en possession des héritiers directs de François-Joseph et d'Elisabeth.)

Charles fit des sérieux efforts pour arrêter les massacres sur les fronts de bataille, mais ses efforts furent rejetés par les autres états combattants et finalement il fut dans l'impuissance de dire halte à la désintégration de la monarchie habsbourgeoise en de multiples états indépendants en novembre 1918. Ses domaines de la couronne germanophones autonomes se réunissaient pour former l'actuelle République Fédérale d'Autriche.

Après un court règne de deux ans, Charles mourut; le cœur brisé, en exil sur l'île de Madère en 1922. Son fils aîné, le prince héritier Otto, fut en tant que Dr. Otto von Habsburg, un des opposants les plus véhéments du régime Nazi. Pendant des décennies, il joua un rôle prééminent dans le mouvement pour l'intégration de l'Europe. Sa retraite du Parlement Européen en 1999 clôturait plus de 700 années d'intervention ininterrompue des Habsbourgs dans les affaires d'état les plus importantes de l'Europe.